F.A.Q
Un OPCO est un organisme agréé par l'État chargé d'accompagner les entreprises dans leur politique de formation professionnelle. Il collecte une partie des contributions formation, finance les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, et accompagne les branches professionnelles dans l'identification de leurs besoins en compétences. Chaque entreprise dépend d'un OPCO en fonction de sa convention collective.
La France compte 11 OPCO, chacun rattaché à un ou plusieurs secteurs d'activité : Afdas (culture, médias, sport, communication), Atlas (services financiers et numériques), Ocapiat (agriculture, agroalimentaire), Uniformation (social, santé, sport, formation), Constructys (bâtiment et travaux publics), Opco Santé, Opco 2i (industrie), Opco Mobilités (transport, automobile), L'Opcommerce (commerce), Opco EP (entreprises de proximité) et Akto (services à forte intensité de main d'œuvre).
L'OPCO dont dépend une entreprise est déterminé par sa convention collective (identifiable via le code IDCC figurant sur le bulletin de paie). Il est possible de le vérifier directement sur le site officiel trouvermonopco.francecompetences.fr en renseignant son numéro de SIRET, ou en contactant son expert-comptable.
Le budget formation disponible dépend de la contribution versée à l'OPCO, du nombre de salariés et des dispositifs mobilisables (plan de développement des compétences, alternance, dispositifs conventionnels). Il se consulte généralement sur l'espace en ligne de son OPCO, ou en se rapprochant directement de son conseiller OPCO qui peut détailler les enveloppes disponibles et les conditions de prise en charge.
Plusieurs solutions existent selon le statut du bénéficiaire : le plan de développement des compétences financé par l'OPCO pour les salariés, le Compte Personnel de Formation (CPF) mobilisable individuellement, les dispositifs France Travail pour les demandeurs d'emploi, le FIF-PL ou l'AGEFICE pour les indépendants et professions libérales, ou encore l'autofinancement par l'entreprise. Un même projet de formation peut souvent combiner plusieurs financements.
La prise en charge dépend de plusieurs critères : l'éligibilité de l'organisme de formation (certification Qualiopi obligatoire pour les financements publics et mutualisés), l'adéquation de la formation avec les critères de l'OPCO ou du financeur sollicité, et les enveloppes budgétaires disponibles. Une demande de prise en charge doit en général être déposée avant le début de la formation.
Former ses salariés permet de maintenir leur employabilité, de répondre à l'obligation légale d'adaptation au poste de travail, et de renforcer la performance globale de l'entreprise face aux évolutions technologiques et réglementaires. C'est aussi un levier de fidélisation et de motivation des équipes, souvent perçu comme un signe de reconnaissance et d'investissement dans leur évolution professionnelle.
Une action de formation continue est un parcours pédagogique permettant à un salarié ou un demandeur d'emploi d'acquérir ou de développer des compétences en lien avec son activité professionnelle, tout au long de sa vie active. Elle peut prendre la forme de formations en présentiel, à distance ou en situation de travail (AFEST), et doit répondre à des objectifs pédagogiques précis, un programme et des modalités d'évaluation définis.
L'employeur doit assurer l'adaptation de chaque salarié à son poste de travail et veiller au maintien de sa capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l'évolution des technologies (article L. 6321-1 du Code du travail). Il doit également financer et organiser un plan de développement des compétences et verser une contribution formation obligatoire.
Oui. Chaque salarié doit bénéficier d'un entretien professionnel tous les deux ans, consacré à ses perspectives d'évolution professionnelle, ainsi que d'un état des lieux récapitulatif tous les six ans. L'absence de ces entretiens dans les entreprises de 50 salariés et plus peut entraîner un abondement correctif du CPF du salarié à hauteur de 3 000 euros.
Il n'existe pas d'obligation de fréquence chiffrée, mais l'employeur doit démontrer qu'il maintient l'employabilité de ses salariés dans la durée, notamment lors des entretiens professionnels. Un plan de développement des compétences actualisé chaque année est la meilleure façon de répondre à cette obligation.